L’inflammation, cause de tous les maux?

par | Fév 10, 2021 | Conseils | 0 commentaires

L’inflammation, cause de tous les maux?

L’inflammation est une réaction tout à fait normale du système immunitaire, perceptible par les sensations qu’elle cause : douleur, chaleur, gonflement, rougeur. 

Ce phénomène a lieu chaque fois que l’organisme ou une partie de l’organisme est soumis à un stress physique, chimique ou mécanique et chaque fois qu’un pathogène franchit nos barrières immunitaires. Le corps se place en état d’alerte afin d’éradiquer l’origine du mal : la douleur articulaire, musculaire ou tendineuse va nous prévenir d’arrêter ce que nous faisons subir au corps, la fièvre va contribuer à tuer le germe pathogène, le gonflement dû à la dilatation des vaisseaux sanguins va permettre de faciliter le passage des leucocytes recrutés pour traiter le problème.!

COVID-19 et Co-morbidités

Toutefois, nous l’avons tous entendu, en ces temps de COVID-19 : ce n’est pas tant le virus qui est à craindre que les « co-morbidités ». Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Simplement que des maladies généralement chroniques ou en phase aiguë, ou d’autres facteurs de santé moins apparents, sont déjà présents chez le patient et que ceci génère une fragilité le rendant plus susceptible de développer une forme grave de la COVID-19..

Les causes de l’inflammation

Or, ces affections ont un trait commun : l’inflammation. Cet aspect ne saute pas aux yeux à première vue. Si l’on prend le cas d’un sportif de haut niveau, on associe souvent ses capacités sportives à une « bonne santé ». Et pourtant…le sport en excès génère une oxydation et une inflammation qui font suite, à titre d’exemple, à ce que l’on appelle l’ischémie de reperfusion dans les sports d’endurance. Le flux sanguin, dirigé vers les muscles pour les alimenter en oxygène lors de l’effort, « quitte » l’intestin, et y revient brutalement lors de l’arrêt. Ceci provoque des dommages cellulaires importants et la mobilisation du système immunitaire pour évacuer les cellules mortes.
De même, si l’on prend le cas d’une personne ayant un surpoids important sans pathologie associée, on ne pensera pas d’emblée à un syndrome inflammatoire. Or le surpoids entraîne la production de cytokines (messagers chimiques de l’inflammation) par les cellules adipeuses…

Des bilans pour la repérer

C’est la raison pour laquelle, en tant que naturopathe, si l’on vient me voir avec une quelconque problématique de santé, je demande les derniers bilans sanguins, ou je recommande d’en faire.
En effet, on peut détecter plusieurs facteurs indiquant une inflammation : CRP (protéine C-Réactive) ultra sensible, vitesse de sédimentation, ferritine. Si ces trois marqueurs sont élevés, l’inflammation est présente. La ferritine est d’ailleurs un marqueur trompeur si lu seul : le corps, si inflammation il y a, va « séquestrer » le fer, car ce dernier peut être utilisé par d’éventuels pathogènes pour se multiplier. C’est pourquoi je demande également un CST (coefficient de saturation de la transferrine) et la transferrine elle-même, afin de savoir si le fer est correctement utilisé et transporté.
L’inflammation étant l’ennemi à combattre, puisque responsable de l’emballement du système immunitaire, il est crucial de lutter contre en première intention.

De quels moyens dispose-t-on ?

Tout d’abord, c’est l’évidence même mais il faut le rappeler, éviter les facteurs inflammatoires lorsque cela est possible : le sport en excès, les aliments pro-inflammatoires comme le gliadine de blé (ce dont il s’agit réellement lorsqu’on parle de gluten), les produits laitiers notamment de vache, les graisses dites « trans » ou encore hydrogénées, les « faux sucres » (comme les vrais d’ailleurs!), l’excès de sel. Notons aussi qu’un régime pauvre en végétaux et en fibres, sera pro-acidifiant.
Il convient déjà de consommer des aliments à visée anti-inflammatoire :
-des acides gras polyinsaturés comme ceux contenus dans l’huile d’olive, les poissons gras, les oléagineux, les avocats
-avoir une assiette végétale quotidienne aussi colorée que possible grâce aux polyphénols, flavonoïdes…que contiennent fruits et légumes
-privilégier le thé vert au thé noir
-manger des aliments riches en vitamine C
-manger des choux de toutes sortes, des champignons (le shiitake est excellent)
-utiliser des épices comme le gingembre, le curcuma
-s’offrir un petit carreau de chocolat riche en cacao de temps en temps

Autre facteur très inflammatoire et on l’oublie trop souvent : le stress.

Le stress provoque une fuite urinaire de certains minéraux essentiels, vous empêche de produire suffisamment de bile et donc de digérer les graisses, vous place en état d’hypervigilance et épuise vos glandes surrénales par une production accrue de cortisol, et surtout, surtout : cette sécrétion à terme, est responsable de la prise de poids abdominale et viscérale, la plus dangereuse à la santé.

La naturopathie dans la lutte contre l’inflammation :

Outre un rééquilibrage alimentaire impératif , je traiterai votre terrain.
La nature est généreuse : pin, reine des prés, millepertuis, safran, curcuma, bourgeon de chêne, bourgeon de cassis, saule blanc, harpagophytum…Cependant, la plus grande prudence s’impose suivant la localisation de l’inflammation, l’état général, et bien sûr les allergies possibles ou toute autre contre-indication.
En micro-nutrition, on visera les éventuelles carences minérales, notamment en cuivre, après analyse de sang.
Les remèdes possibles sont donc variés et adaptés au cas par cas.
Consultez pour une prise en charge personnalisée de l’inflammation !

Attention : Ne mettez pas en place ces conseils sans consulter au préalable un professionnel de santé.

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