Cystite et confort urinaire

par | Avr 10, 2020 | Conseils | 0 commentaires

Cystite et confort urinaire

La cystite est un désagrément féminin fréquent et parfois hélas, récurrent. On désigne sous ce terme une inflammation de la vessie, qui peut être due à un germe pathogène, tel que l’E.Coli, qui vient du tractus intestinal, mais ce n’est pas toujours le cas.

Les causes de la cystite

Anatomiquement, l’urètre féminin, c’est-à-dire le canal entre la vessie et l’orifice externe ou méat urinaire, est très court. Par ailleurs, sa position, à proximité des orifices génital et anal, favorise la circulation des diverses bactéries et germes, d’où la nécessité d’appliquer systématiquement les gestes d’hygiène de base, tels que l’essuyage d’avant en arrière, le lavage scrupuleux des mains, avant et après chaque miction, et le fait d’uriner après les rapports.
Il est également important de ne pas se retenir d’uriner ou même de boire. Tout ce qui peut favoriser une pénétration des germes ou leur stagnation est, bien sûr, à proscrire.

Assurer une bonne prévention

Il est important de bien s’hydrater, en tous temps et en tous lieux. Donc pensez à boire une eau faiblement minéralisée tout au long de la journée. Surtout, allez aux toilettes lorsque l’envie se fait sentir, et en particulier si vous êtes sujette à ce type d’infection. Les problèmes d’hygiène des mains se règlent avec du gel hydro-alcoolique, et vous pouvez conserver sur vous un petit sachet de lingettes jetables dans les toilettes. Il est capital de bien vider la vessie, ce que le fait de ne pas s’asseoir sur les toilettes ne permet pas: très souvent, une vidange urinaire incomplète est à blâmer.
On conseille souvent de boire du jus de cannberge (=cranberry). Mais attention! D’une part, un jus apporte nécessairement plus de sucres rapides qu’un fruit, et les bactéries s’en nourrissent allègrement! Par ailleurs, ce jus est rarement proposé pur car très astringeant! Il y a donc de fortes chances qu’il contienne du sucre ajouté ou un édulcorant, lui aussi délétère à la santé. Enfin, s’il peut être utile en prévention, par sa richesse en anti-oxydants (polyphénols), les études n’ont pas pu démontrer son efficacité dans le traitement de l’infection.

Une autre alternative est la consommation régulière de tisane à base de bruyère, dont l’action antibactérienne est puissante, ou encore de busserole. Si l’on vise une action plus diurétique, reine-des-prés, piloselle, orthosiphon seront indiquées. Si l’on veut plutôt soutenir les défenses immunitaires, on se dirigera vers l’échinacée. Et pour une action systémique, vers le thym.
D’un point de vue général, il convient d’avoir une alimentation aux vertus basifiantes, riche en anti-oxydants (agrumes, petits fruits rouges), vitamines (dont la vitamine D essentielle pour l’immunité) et minéraux (notamment le Zinc), en légumes frais (don’t l’ail), en herbes aromatiques de préférence fraîches, aux multiples avantages, et un régime alimentaire à index glycémique bas.

 

Que faire en cas de crise débutante?

 

Il importe d’agir rapidement, car les agents infectieux peuvent remonter jusqu’aux reins, et entraîner une pyélonéphrite.
Le maintien de l’hydratation est capital et l’emploi des tisanes vivement recommandé. En addition, on peut se procurer en pharmacie du d-mannose. En effet, ce sucre, proche du glucose, a la capacité de tapisser les parois du canal urinaire et ainsi d’empêcher les bactéries d’y adhérer. Elles seront ensuite évacuées par les urines.

Et d’un point de vue alimentaire?

Eliminer le sucre est la première chose à faire. Tout sucre ajouté est à proscrire. De même, les aliments responsables de l’acidification du terrain: graisses transformées de l’alimentation industrielle, charcuteries, croissants. Il faut aussi de préférence éviter de trop grandes quantités de café ou d’excitants et certaines épices dont l’élimination va causer des brûlures. Par contre, on conservera la cannelle aux propriétés anti-bactériennes, ou encore les baies de genièvre, diurétiques.
L’emploi d’Extrait de Pépins de Pamplemousse (ou EPP), s’il est fortement dosé en bioflavonoïdes, et s’il n’est pas contre-indiqué par la prise d’autres médicaments, peut soutenir le système immunitaire.

La voie externe:

Les huiles essentielles (ATTENTION, pas pour femmes enceintes, allaitantes ou enfants de moins de 6 ans, toujours tester au creux du coude contre une éventuelle allergie et demander l’avis d’un praticien de santé) offrent des alternatives. Diluées à 20% dans une huile végétale, et appliquées sur le bas-ventre, elles peuvent apaiser les douleurs et l’inflammation. Ainsi, le Tea-Tree, la Cannelle de Ceylan, mais aussi, et surtout l’Hélicryse Faradifani (peu connue et pourtant très efficace) peuvent être employées, avec toutes les précautions requises.

 

Au long terme, traiter le terrain:

Un terrain acidifié, des défenses immunitaires affaiblies, une flore intestinale déséquilibrée, font le lit des cystites. L’alimentation, comme je l’ai dit, constitue un pilier fondamental contre la récurrence. On veillera donc à ce qu’elle soit optimale et l’on éliminera les agents acidifiants, à commencer par le sucre, dont la consommation doit rester très occasionnelle.
Vérifier son taux de vitamine D, surtout en période hivernale, afin de se complémenter si besoin, est incontournable. Il est aussi important de s’assurer que l’on a un apport en zinc, qui joue un rôle clé dans l’immunité.
Un traitement de fond à base d’échinacée, de sureau, ou encore de cyprès sous forme d’extraits liquides, ou en compléments alimentaires, permettra de soutenir les défenses immunitaires.
Enfin, on rééquilibrera la flore intestinale avec une cure de trois mois de pré/probiotiques.
A noter: en décodage biologique, la cystite est en rapport avec un sentiment d' »envahissement du territoire ». Aussi, il est bon de se pencher sur les causes psychologiques de ces infections si elles sont répétitives et notamment sans agent pathogène…
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Attention : Ne mettez pas en place ces conseils sans consulter au préalable un professionnel de santé.

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